Numérique : le Bordelais NFC-i recrute 10 personnes et se déploie à l’étranger


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Cette pépite bordelaise, issue d’un transfert de technologie de l’Université, qui collecte, sécurise et optimise les données pour de grands groupes et des PME via Bluetooth, NFC…, ne cesse de multiplier les contrats. A tel point, qu’elle va doubler ses effectifs

« Nous avons connu une forte progression de notre chiffre d’affaires en 2017 (+ 30%) et cela s’accélère en 2018 (+ 40% selon les prévisions) », annonce Nicolas Bournet, CEO de NFC-i.

Fondée en 2014, cette start-up bordelaise, spécialisée dans les plateformes de connexion entre des capteurs avec plusieurs protocoles de communication via NFC, Bluetooth, Lora… est aujourd’hui en pleine croissance. En clair, elle fait parler les machines pour récupérer de précieuses données pour l’homme.

Une technologie de pointe

Car, issue du LaBRI (Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique) à la suite d’un programme de recherche européen (Smart Urban Spaces), elle dispose d’une technologie de pointe, qui lui permet de se distinguer de la concurrence.

Ce qui a permis à NFC-i de décrocher un marché national avec la SNCF sur la remontée et la dématérialisation d’informations de mesures d’isolement du système électrique, suite à des incidents créés par des rats rongeant les câbles et susceptibles d’entraîner des défauts de signalisation. Pour renforcer la sécurité des voyageurs.

Dans le même sens, la société a aussi conçu pour Enedis (ex-ERDF) une application mobile, Cricotec, qui délivre en temps réel des informations sur l’avancée des travaux de rénovation du réseau de distribution d’électricité en centre-ville, tout en apportant aux usagers du contenu patrimonial.

Grâce à ses applications innovantes, NFC-i a reçu plusieurs récompenses : « Coup de cœur » du jury du prix « Sud Ouest » des Aquitains de l’année en 2016, lauréat du prix SNCF pour les solutions basées NFC, lauréat du Puls’Innov 2014…

Des projets pluriannuels, avec des grands groupes, mais aussi PME et ETI, dans les transports (à 60%), l’industrie (20%), la logistique (20%), qui lui donnent de la visibilité. « Nous allons démarrer trois nouveaux projets d’ici début 2019 avec des entreprises du CAC 40« , dévoile Nicolas Bournet.

Recrutements en cours

Résultat, sans avoir effectué de levée de fonds, NFC-i a suffisamment de trésorerie pour recruter 10 personnes d’ici au premier trimestre 2019 et se développer à l’international, notamment au Canada. Aujourd’hui, son chiffre d’affaires est de 500 000 euros, mais d’ici deux ans, il devrait culminer à 1 million d’euros.

« Nous recherchons des ingénieurs informatique, notamment en électronique et dans les systèmes embarqués, mais aussi pour les services marketing et commercial », précise le CEO de la start-up, qui compte aujourd’hui 9 salariés.

Plus globalement, la pépite bordelaise va concentrer désormais ses efforts de recherche sur le « edge computing » afin d’intégrer de l’intelligence artificielle directement dans les capteurs qui transmettent les précieuses données.

Des développements importants à venir à Montréal

Par ailleurs, suite à la mission en juin dernier à Montréal dans le cadre de la RoboCup, la société a été sélectionnée par le plus gros accélérateur de Montréal (Centech) pour un premier programme de développement et repérée par de grands industriels locaux ainsi qu’une communauté de communes pour mesurer le poids exact de neige ramassé par les sociétés privées pour la collectivité. Ce qui l’amène à envisager la création d’une entreprise, à part entière, à Montréal avec des partenaires québécois d’ici à la fin de l’année.

« Il n’est pas exclu que nous envisagions un déplacement de notre siège social à Montréal, car à Bordeaux, les institutionnels donnent peu leur chance aux start-up locales dans leurs appels d’offres. Ce qui n’est pas le cas là-bas », regrette Nicolas Bournet.

Mais aussi en Gironde

Mais, pour l’heure, NFC-i consolide son ancrage local en menant des projets avec le groupe GT Logistics dans le domaine de la logistique et de la traçabilité d’actifs dits « sensibles » en milieu contraint. « Nous avons également mené un projet d’innovation de grande taille avec la société ETM Marine à Gujan Mestras pour que demain les corps-morts dans les ports soient connectés« , indique Serge Chaumette, chercheur en informatique au Labri (Laboratoire bordelais de recherche informatique, université de Bordeaux), un des associés de l’entreprise.

Des projets, qui en disent long sur les ambitions de la start-up, qui a été retenue dans le guide 2017 « Génération French Tech : les 1000 qui font l’économie française de demain ».