La PME Insitu, pionnière du temps partagé, recrute dix collaborateurs à Bordeaux


Christophe Ducluzeau, ancien rugbyman professionnel, a créé Insitu en 1997.
Christophe Ducluzeau, ancien rugbyman professionnel, a créé Insitu en 1997. (Crédits : Insitu)
Recruter en CDI un directeur informatique, RH ou communication pour le placer pendant plusieurs mois au sein d’une ou plusieurs PME : c’est le modèle économique de l’entreprise Insitu, spécialiste du temps partagé de fonctions supports depuis 1997. Avec 8,6 M€ de chiffre d’affaires et 150 salariés, dont la moitié en Nouvelle-Aquitaine, la PME veut encore grandir et prévoit une dizaine d’embauches à Bordeaux d’ici l’été prochain.

La problématique est courante à Bordeaux et ailleurs. D’un côté, des cadres RH, financiers ou juridiques sont à la recherche d’un poste ou d’une mobilité et, de l’autre, des PME cherchent à se structurer mais n’ont pas toujours les moyens de s’offrir les compétences correspondantes. C’est à l’interface entre ces deux demandes que s’est développé le modèle économique d’Insitu. Créée en 1997 par Christophe Ducluzeau, ancien rugbyman professionnel passé par Clermont-Ferrand, lnsitu a d’abord ciblé les compétences informatiques puis numériques. Depuis 2014, elle propose toutes les fonctions supports avec des responsables et directeurs financiers, RH, qualité, communication et, bien sûr, informatique.

« Notre cible ce sont les PME de 50 à 300 salariés. A partir d’une centaine de salariés, les entreprises ont des compétences en interne mais celles-ci fusionnent souvent plusieurs fonctions supports et un même salarié est amené à assumer les tâches RH, juridiques et financières, par exemple, sans avoir été formé pour cela », affirme Jean-Luc Martial, le directeur développement et partenariat d’Insitu, qui poursuit : « Les PME recherchent de la flexibilité, car elles craignent de signer un CDI sur une fonction qui n’est pas au cœur de leur activité, et beaucoup de salariés aspirent à davantage d’épanouissement et de mobilité. Notre offre répond à ces deux attentes croissantes. »

Et 31 ans après sa création, l’entreprise revendique la place de leader français du temps partagé avec 150 salariés en CDI pour un chiffre d’affaires de 7,76 M€ l’an dernier qui devrait progresser à 8,6 M€ en 2018 et 10 M€ en 2019. L’EBITDA s’est élevé à 641.000 € l’an dernier et 1,2 M€ cette année. Si son siège est dans les Hauts-de-Seine, Insitu est quasi-exclusivement implantée dans la moitié sud de la France. La moitié de ses salariés sont en Nouvelle-Aquitaine avec 25 CDI à Bordeaux et une soixantaine à Pau où est localisé tout le back office de gestion des missions des salariés auprès des 450 entreprises clientes.

10 recrutements prévus à Bordeaux d’ici l’été 2019

Le marché de l’agglomération bordelaise est jugé très prometteur par Insitu qui y vise une trentaine de nouveaux clients l’an prochain et a planifié dix recrutements d’ici l’été prochain sur son site de Mérignac. « Sauf dans le domaine numérique, nous recrutons des profils dotés d’au moins dix ans d’expérience parce que c’est ce qu’attendent nos clients. A Bordeaux, nous voulons nous renforcer dans les services numériques, le contrôle qualité et la communication digitale. Il y a beaucoup de demandes de community managers notamment. Nous recherchons des personnalités ouvertes avec une capacité d’adaptation, ni introverties, ni extraverties », détaille Jean-Luc Martial.

Les salariés d’Insitu sont en effet amenés à travailler dans plusieurs entreprises : 3 jours ici, 2 jours là, chaque semaine, par exemple. Les missions durent un an minimum et un collaborateur d’Insitu ne reste pas plus de trois ans dans la même entreprise afin d’apporter régulièrement une nouvelle vision à l’entreprise et un environnement renouvelé au salarié. Une manière d’offrir aussi de la flexibilité aux PME clientes : « Pour l’équivalent du coût d’un temps plein, nous pouvons placer trois profils spécialisés sur les trois compétences dont a besoin le client. Cela peut aussi correspondre à un besoin temporaire mais important de structuration », met en avant Jean-Luc Martial. Le directeur du développement évoque un taux de renouvellement des contrats dépassant 90 % : « Et la moitié des contrats non renouvelés correspondent à des cas où notre salarié est embauché par l’entreprise où il est placé », assure-t-il.

Enfin, pour accompagner le développement du « travailler autrement », Insitu a également développé une communauté d’environ 200 freelances qu’elle place auprès de ses clients pour des missions plus ponctuelles, prenant au passage une commission de 20 % correspondant à la mise en relation et aux garanties juridiques. « Nous sommes très sélectifs dans les profils que nous retenons pour garantir un certain niveau de qualité à nos clients. Nous sommes dans une logique d’épicerie fine », conclut Jean-Luc Martial.