Les 5 erreurs à ne jamais (re)faire dans sa carrière


Une carrière professionnelle, c’est un chemin ; pas toujours droit, semé d’embuches et si l’on y réfléchit bien, c’est cela qui la rend intéressante. Franchement, si nos carrière étaient une ligne droite depuis la fin de nos études jusqu’à notre retraite, que l’on savait exactement où nous nous trouverons professionnellement dans 10 ans, quel ennui, non ? Personnellement, j’en suis à mon 20ième métier. OK, c’est peut-être un petit peu beaucoup (sic) mais que voulez-vous, je suis incapable de ne faire qu’une seule chose à la fois et je cumule très souvent plusieurs métier histoire d’occuper ma cervelle ! Il m’arrive rarement de regarder en arrière mais c’est vrai que si je le fais, je ne me suis jamais ennuyé. La question de cet article n’est pas de vous donner des trucs pour réussir (concept totalement subjectif) sa carrière mais plutôt de vous donner quelques trucs pour la gérer de façon optimale et pour jamais tomber dans l’ennui.

1-Croire que c’est fini

Une carrière n’est finie que le jour de notre retraite. Il n’y a pas d’âge pour évoluer ; tout est question de volonté. Mais il ne faut jamais oublier que si le concept classique de gestion de carrière est de monter petit à petit sur l’échelle que l’on s’est soi-même imaginée, il est tout à fait possible de redescendre. Rien n’est éternel dans le monde professionnel. J’ai souvent vu des personnes tellement satisfaites de qui elles étaient devenues dans leur travail qu’elles ne prêtaient plus attention à être bon dans celui-ci. Le principe de Peter, créé par Laurence J. Peter, explique cela : si vous êtes bon dans un travail, vous aurez une promotion. Dans ce nouveau travail, vous serez également bon et aurez encore une promotion. A un moment, vous aurez une promotion dans un travail dans lequel vous ne serez plus bon : vous aurez atteint votre seuil d’incompétence.  Si cela arrive, il faut en être conscient(e) et agir, en se formant par exemple ! Une carrière professionnelle n’est jamais finie. Certes, c’est parfois fatiguant, mais c’est la règle.

2- Se réjouir avant la fin de la course

Rien n’est jamais acquis. J’ai vu trop souvent des personnes relâcher leur attention parce qu’elles pensaient que c’était gagné et se faire doubler à deux pas de la ligne d’arrivée si je devais utiliser une image sportive. Tant que vous n’avez rien de concret, vous n’avez rien. Bien sûr, vous savez si vous êtes sur le bon chemin mais, pour autant, le mode « pilote automatique » n’est que rarement efficace. C’est un petit peu triste, je vous l’accorde, mais vous ne pouvez compter que sur vous-même dans votre carrière professionnelle. Si vous lâchez l’affaire, la probabilité que quelqu’un vous porte sur son dos pour vous faire passer la ligne d’arrivée n’est pas nulle, certes, mais cela me semble être un pari (très) risqué.

3- Douter de soi/ avoir peur

Nos rêves n’ont aucune limite ! Si vous souhaitez quelque chose, vous pouvez l’avoir. Trop souvent, des personnes bien intentionnées vont nous expliquer que ce n’est pas possible, que personne ne l’a fait avant, que ce sera compliqué… et alors ? La peur que nous pouvons avoir face à notre carrière professionnelle, c’est la peur de l’échec, de passer pour un looser ou un doux rêveur. Et alors ? Qui a dit qu’une carrière professionnelle était une chose simple pavée uniquement de succès ? C’est en tombant que l’on apprend à marcher comme disait ma grand-mère. C’est tellement vrai et plus vous essayerai, plus votre chance de succès augmentera, c’est exactement comme au loto, il n’y a que celles et ceux qui ont joué qui ont gagné.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible,

alors ils l’ont fait.”

Mark Twain

4- Regarder derrière

Je le sais bien, l’expérience est quelque chose de fondamental. Cela étant dit, à force de regarder en arrière, ont fini par le plus avancer ! Les succès ou les échecs d’hier ne seront pas forcément ceux de demain. Une carrière professionnelle se construit en allant de l’avant et en se réinventant chaque jour. Ce que je trouve motivant au quotidien, c’est de ne pas savoir de quoi demain sera fait. Pour être honnête, j’ai une sorte de peur panique de m’ennuyer en travaillant et il me semble que le meilleur moyen pour s’ennuyer, c’est de tomber dans la routine. Si vous regardez toujours devant, aucun risque de tomber dans cette routine.

5- Se vanter

Ce n’est pas notre travail, ou notre position hiérarchique, qui fait de nous un être humain plus ou moins intéressant. Vous n’imaginez pas le nombre de personnes que j’ai croisées dans ma carrière qui avaient développé une forme d’arrogance détestable, tellement fiers qu’ils étaient d’eux même et qui ont fini par avoir tellement d’ennemis autour d’eux qu’ils ont fini par « tomber ». Être humble est à mon sens la seule attitude envisageable quand il s’agit de carrière professionnelle, et ce pour plusieurs raisons :

  • Si nous sommes montés, rien ne garantit que l’on ne redescende pas un jour

  • Tout ça n’est QUE du travail

  • Nous avons besoin de monde autour de nous et personne ne sera sincère avec quelqu’un d’arrogant. L’arrogance attire la rancœur, pas les bons sentiments.

 

CONCLUSION

Je crois profondément que tout est possible dans une carrière professionnelle. Il « suffit » de se fixer des étapes, d’être patient(e) et de travailler chaque jour à atteindre son objectif. Bien entendu, ce que je décris dans ces lignes est beaucoup plus simple pour moi qui ait eu la chance de faire des études supérieures. Ces dernières m’ont clairement donné la possibilité de commencer ma carrière professionnelle un petit peu plus haut sur l’échelle d’une carrière professionnelle mais je ne crois pas (plus) que ce sont les études qui garantissent d’être heureux dans sa carrière. En effet, le bien-être que l’on peut avoir dans sa vie au travail ne se mesure pas à la hauteur du barreau sur lequel notre carrière s’installe mais simplement au fait de savoir si nous sommes à l’aise et bien en étant sur celui-ci !