JEUNES DIPLÔMÉS CADRES, VOICI 4 SECTEURS MÉCONNUS ET QUI RECRUTENT !


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Alors que l’emploi des cadres est au beau fixe, le Centre d’Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) publie  son guide des secteurs qui recrutent. Dont certains restent encore peu connus alors qu’ils sont à la recherche de (beaucoup) de main d’oeuvre.

En 2019, il fait toujours aussi bon d’être salarié cadre. Entre 270.000 et 292.000 cadres devraient être recrutés dans le courant de l’année, d’après les dernières prévisions de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), publiées mercredi 20 février. Et pour les jeunes diplômés, tous les voyants sont au vert : les cadres de 1 à 5 ans d’expérience devraient représenter environ un tiers de l’ensemble des recrutements, et même près de 6 recrutements sur 10 si on élargit le spectre aux cadres de 1 à 10 ans d’expérience, toujours selon l’Apec.

Et les offres d’emploi se cachent parfois, aussi, au sein de secteurs souvent méconnus des jeunes diplômés. C’est l’un des enseignements du guide annuel du Centre d’Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ), “Ces secteurs qui recrutent”, publié ce jeudi 21 février. Pour Capital, Michel Tardit, spécialiste de l’emploi et chargé de veille documentaire du CIDJ, a sélectionné quatre secteurs en quête de main d’oeuvre et oubliés des jeunes cadres arrivant sur le marché du travail.

Jusqu’à 5.000 emplois par an dans l’agroéquipement

Agroéquipement, machinisme agricole… peut-être n’avez-vous jamais lu ou entendu ces termes. Pourtant, ils correspondent à une filière économique qui représente environ 100.000 emplois, que ce soit dans des PME ou des grands groupes industriels français, d’après les chiffres fournis par le ministère de l’Agriculture. Les entreprises de l’agroéquipement sont celles qui produisent tracteurs, moissonneuse-batteuse, matériaux de récolte pour les grandes cultures ou encore équipements pour espaces verts. “Le secteur recrute entre 4.000 et 5.000 personnes chaque année”, indique Michel Tardit du CIDJ, se basant sur les données du Syndicat National des Entreprises de Service et de Distribution du Machinisme Agricole (Sedima), mais aussi d’Axema, le syndicat des industriels de l’agroéquipement. “Les postes de jeunes diplômés cadres sont concentrés dans l’ingénierie R&D, les nouvelles technologies comme la robotique, du fait de la mutation numérique du secteur”, explique aussi le spécialiste. Surtout, le secteur est en forte tension : “chaque année, (…) près de 4.000 emplois proposés par la filière de l’agroéquipement ne sont pas pourvus, faute de candidat”, relate le ministère de l’Agriculture, insistant sur le fait que “cela concerne tous les niveaux de qualification”.

3.300 créations de postes dans l’économie verte en 2019

La conscience écologiste gagne les jeunes diplômés : en témoigne la tribune signée par plusieurs milliers d’étudiants de grandes écoles quelques jours après la publication du rapport du Giec, où ils s’engagent à rejoindre des employeurs en accord avec leurs revendications écologiques. “Je dirais à ces étudiants que les métiers de l’économie verte qui recrutent ne sont pas les plus connus ni ceux qui font le plus rêver. Là où il y a du travail, c’est notamment dans la gestion des déchets et le traitement de l’eau”, tient à rappeler Michel Tardit. Ainsi dans son dernier rapport, l’Apec anticipe jusqu’à 3.300 créations d’emploi dans l’industrie spécialisée dans l’énergie, l’eau et la gestion des déchets.

Dans l’impression 3D, des offres d’emploi qui devraient être multipliées par 5 à l’horizon 2025

Avez-vous déjà vu une tour Eiffel en plastique se créer sous vos yeux en quelques minutes ? Si vous êtes un fin connaisseur des imprimantes 3D, cela ne devrait pas vous étonner. D’ailleurs, si son utilisation peut sembler encore réservée à quelques entreprises de niches, cela ne devrait plus être le cas dans les années à venir. “En 2020, pour le seul secteur de la métallurgie, l’impression 3D devrait représenter 600 salariés, un chiffre faible, certes, mais qui devrait être multiplié par cinq à l’horizon 2025 !”, rapporte Michel Tardit, se basant sur une étude de l’Observatoire de la Métallurgie publiée début 2017. Une autre étude, publiée au printemps 2018 par la plateforme d’emploi Joblift, affirme qu’entre 2016 et 2017, le nombre d’offres d’emploi pour des postes spécialisés dans l’impression 3D a doublé. Problème, le secteur est en tension du fait de la diversité des profils recherchés, que ce soit des ingénieurs, des développeurs, des commerciaux ou encore des designers industriels, et qui maîtrisent dans le même temps les bases de la technologie 3D.

6.000 postes de cadres dans l’industrie navale à l’horizon 2027

Encore un nouveau super-paquebot pour les chantiers navals de Saint-Nazaire ! Livrable à l’automne 2023, il sera doté de près de 2.900 cabines et pourra transporter 6.700 passagers, a-t-on appris de l’armateur américain Royal Caribbean Cruise Ltd, à l’origine de la commande, lundi 18 février. Une nouvelle qui démontre le dynamisme du secteur. “Il devrait y avoir environ 16.500 recrutements dans l’industrie entre 2017 et 2027, dont 6.000 réservés à des profils cadres”, rappelle Michel Tardit, se basant sur une étude de l’Observatoire de la Métallurgie, publiée en novembre dernier. “D’ailleurs, la dynamique des embauches est plutôt sur les postes de cadres et de techniciens, ce qui est bon signe pour les jeunes diplômés !”, se réjouit aussi le spécialiste. À noter : la construction navale ne se limite pas aux paquebots, cela concerne aussi la construction et la maintenance de navires militaires (frégates, sous-marins, porte-avions, etc.), tout comme la construction de structures d’énergies marines renouvelable (hydrolienne, éoliennes flottantes, etc.).